DEVENIR POMPIER

Découvrez les différentes voies d'accès pour devenir pompier

Devenir Pompier

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Ce site a pour objectif d'immerger son lecteur dans le métier passionnant des pompiers. Nous allons tenter de vous donner une information précise sur les métiers de ces « soldats du feu » ainsi que les conditions d'accès à la profession.
 
Sapeur-Pompier Volontaire, Sapeur-Pompier Professionnel, Jeune Sapeur-Pompier (JSP) ou pompier militaire, nous tenterons de répondre à toutes les questions que vous vous posez pour accéder à ce métier de la sécurité civile française. Ouvert aux hommes et aux femmes qui ont la vocation et certaines qualités humaines indispensables, le métier de pompier peut s'apprendre dès le plus jeune âge (Jeune Sapeur-Pompier) et l'on pourra entrer dans la profession après avoir exercé dans un autre domaine puisqu'il est possible d'accéder au métier sans condition d'âge, d'intégrer les rangs des pompiers en tant que professionnel salarié, d'exercer en tant que militaire, ou bien encore, de se rendre disponible pour des missions et de percevoir des indemnités tout en exerçant parallèlement un autre métier.

Présentation de la sécurité civile française


Au sein de la Sécurité Civile française, ce sont 250 000 sapeurs-pompiers qui interviennent pour des missions de secours mais aussi en cas de gestion de crise partout en France. S'ils interviennent sur le territoire national, ils peuvent aussi agir à l'étranger en renfort des forces en présence.
 
La Sécurité civile française représente tout un réseau solidaire et ce service public s'attache à travailler au plus près de la population. Si l'action est au cœur des missions de la Sécurité civile française, elle organise également des programmes de formation pour former les publics et élabore des guides pédagogiques. Des plans de secours mis en place permettront, face à une catastrophe ou crise majeure, de faire face et de limiter les effets sur la population.
C'est au Ministre de l'Intérieur que revient la charge de la sécurité civile. La structure centrale qu'est la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises (DGSCGC) a un rôle d'organisation et de coordination en cas de crise et gère les secours sur le plan national. Elle s'occupe aussi de prévention (risques naturels, risques technologiques, formation, préparation stratégique des secours).
 
Si les Sapeurs-Pompiers, qu'ils soient professionnels ou volontaires, assurent la plupart des missions, interviennent également les sapeurs-sauveteurs mais aussi les personnels des services de l'Etat travaillant pour assurer la sécurité civile nationale ; les militaires des armées et de ceux de la gendarmerie, les agents de la Police Nationale, les agents des collectivités territoriales ou encore des personnels exerçant des missions de sécurité auprès des populations ainsi que les réservistes de la Sécurité Civile.C'est au Ministre de l'Intérieur que revient la charge de la sécurité civile. La structure centrale qu'est la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises (DGSCGC) a un rôle d'organisation et de coordination en cas de crise et gère les secours sur le plan national. Elle s'occupe aussi de prévention (risques naturels, risques technologiques, formation, préparation stratégique des secours).
 
Si les Sapeurs-Pompiers, qu'ils soient professionnels ou volontaires, assurent la plupart des missions, interviennent également les sapeurs-sauveteurs mais aussi les personnels des services de l'Etat travaillant pour assurer la sécurité civile nationale ; les militaires des armées et de ceux de la gendarmerie, les agents de la Police Nationale, les agents des collectivités territoriales ou encore des personnels exerçant des missions de sécurité auprès des populations ainsi que les réservistes de la Sécurité Civile.

Sapeurs pompiers en rang

 

Histoire et présentation (Sécurité Civile et Pompiers)

 

Débuts de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France (FNSPF)

 
Tout commence avec Charles-Auguste Michel, un capitaine du corps de Vailly (Aisne) vers la fin du 19e siècle, et plus précisément le 18 septembre 1881, avec le rassemblement de 93 officiers SP issus de 18 départements français. L'objectif visé, et, en quelque sorte, la devise de ce groupe est de s'unir pour être plus fort.
 
C'est le 17 septembre 1882 que naitra plus concrètement à Reims, la Fédération nationale des Officiers et Sous-officiers Sapeurs-Pompiers de France et d'Algérie, puis elle devient la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers au 21 juillet 1907 et c'est en 1997 qu'elle prend l'appellation que l'on connait aujourd'hui : Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France ou FNSPF.
 
Très tôt, la Fédération est active et met en place des mesures politiques (mise en place d'une taxe sur les compagnies d'assurances pour la lutte contre les incendies, congrès annuels pour la profession permettant des rencontres, des études, des débats…).
 
La création d'un journal intitulé le Courrier officiel de la Fédération, remplacé ensuite par un bimensuel intitulé Le Sapeur-Pompier, puis un mensuel (Le Sapeur-Pompier magazine) permet à la fédération d'informer en tous points ses adhérents. Depuis mars 2011, le magazine a été rebaptisé : Sapeur-Pompiers de France.

La Fédération pendant les deux guerres mondiales


Si l'évolution structurelle de la Fédération a connu un ralentissement du fait de la situation mondiale de 1914 puis de 1945, les pompiers ne sont pas restés inactifs pour autant et la Fédération a d'ailleurs été citée à l'ordre de la Nation pour son action et celle de ses membres lors de la Seconde Guerre Mondiale.
 
Elle ne reste pas inactive toutefois dans son évolution et, avec le décret de 1925, opère une réorganisation au sein des communes dans les corps de SP. Auparavant armés, les sapeurs-pompiers prennent un statut commun de civils. C'est à la même époque qu'elle va créer un service médical qui a été maintenu jusqu'à aujourd'hui où il porte le nom de SSSM (Service de Santé et de Secours Médical).
 
Dans l'entre-deux guerres et plus spécifiquement entre 1925 et 1938, les adhérents de la Fédération sont passés de 125 000 membres à 178 000.
 
Un groupe de défense sera constitué à l'Assemblée nationale avec 300 députés, rendant obligatoire la départementalisation des services d'incendie et de secours.

Pierre Collinet et la modification des statuts de la Fédération en 1948

 
Les congrès de la Fédération ne se passent plus désormais exclusivement sur Paris, mais aussi en province et le Commandant Pierre Collinet, élu président de la Fédération depuis 1948, opère quelques modifications des statuts de la Fédération.
 
Un décret de 1955 instaure les Services Départementaux d'Incendie et de Secours (SDIS) : ce sont des établissements publics ouverts dans les départements français.
 
En amont des lois de 1996 relatives au volontariat et aux services d'incendie et de secours, un livre blanc est publié par la Fédération et fait déjà beaucoup parler de lui. De nombreux travaux effectués par la FNSPF seront à l'origine de cette évolution au sein des corps des sapeurs-pompiers.

En 1976 : présidence du Colonel Sibué

 
Le Colonel Sibué devient président de la Fédération des sapeurs-pompiers en 1976 et modernise l'ensemble de l'organisation tout en faisant adopter un nouveau règlement intérieur entre autres, avec la conception d'un logo plus jeune et la création d'un insigne pour les JSP.
 
Entre 1977 et 1987, la Fédération passera de 146 500 membres à 190 000 membres actifs. Une école nationale pour les Sapeurs-Pompiers voit le jour à la même période. Le décret du 7 mars 1953 se voit donc profondément modifié.

La Fédération des années 90, sous la présidence du Colonel Janvier

 
Le Colonel Janvier met en place de nouvelles réformes, d'abord controversées car prises sans concertation. Après les manifestations de décembre 1990, des changements consentis en communs avec les personnes concernées assurent la protection sociale pour les SP volontaires ainsi que la mise en place d'une sous-direction avec des Sapeurs-Pompiers.
 
On accentue également la dimension sociale de la Fédération des Sapeurs-Pompiers en créant l’Union d’économie sociale (UES) réunissant quatre structures ; la FNSPF, l’Œuvre des pupilles, la Mutuelle nationale des Sapeurs-Pompiers et la Caisse nationale de secours. Ces quatre structures ont réuni leurs bureaux au sein de la Maison des Sapeurs-Pompiers.

La « Maison des Sapeurs-Pompiers »

 
C'est le Ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve qui inaugure en juin 2015, la « Maison des Sapeurs-pompiers de France » sous sa forme rénovée.
 
Elle est, en fait, sise dans un immeuble du 11ème arrondissement de Paris dont fit l'acquisition le président de la Fédération en 2000. Le but étant de construire une Maison des Sapeurs-Pompiers de France où l'on pourrait transmettre les valeurs profondes – altruisme, courage, sens de l'engagement, solidarité – des pères fondateurs.
 
La Fédération poursuit ainsi sa mission de relais entre ce qu'il se passe sur le terrain et l'administration. Elle analyse et fait des propositions pour l'amélioration de la protection des citoyens et constitue une véritable plateforme de rencontres qui dynamise l'ensemble des corps de Sapeurs-Pompiers.

sapeurs-pompiers

Missions des pompiers

 
En 2019, les Sapeurs-Pompiers ont effectué 4.819.900 interventions en France, soit 1 intervention toutes les 6,5 secondes (source www.pompiers.fr).
 
Toujours au plus près de la population pour bien étudier leurs besoins, ils bénéficient tous d'une formation continue afin d'être toujours au meilleur de leurs compétences.
 

Que fait un pompier ?

 
Leurs missions sont variées mais le secours d'urgence à la population occupe le plus clair de leur temps. Viennent ensuite les interventions sur les incendies, LA spécialité même des Sapeurs-Pompiers mais qui n'occupe cependant que 6 % de leur temps et d'autres missions comme la protection de la faune et de la flore, la prévention des risques industriels, chimiques et de pollution et les missions d'information auprès du public.

Secours d'urgence à la population

 
C'est certainement la plus grosse partie du travail du pompier (85 % des interventions contre 6 % pour les interventions sur les lieux d'incendie).
 
Les missions de secours aux personnes concernent différents cas : les personnes malades (exemple : suspicion de crise cardiaque, d'AVC, etc. nécessitant une intervention d'urgence), les personnes blessées ou intoxiquées, les personnes risquant la noyade. Complétés par le Service de Santé et de Secours Médical (SSSM) de 12 523 personnes ayant des professions de médecins, pharmaciens, vétérinaires, infirmiers, ils peuvent prendre en charge malades et blessés très rapidement.
 
Leur formation spécifique et les équipements qu'ils utilisent permettent une intervention rapide et efficace. Ils sont aussi sur le devant de la scène dès qu'il y a un accident de la circulation.
 
Selon le lieu où ils exercent, ils sont confrontés à différentes problématiques de secours (exemple : secours maritime ou secours en montagne). Ils sont aidés par des équipes adaptées du Groupe de Reconnaissance et d'Intervention en Milieu Périlleux (GRIMP) qui dispose de plongeurs, d'équipes spécialistes de la montagne ou encore d'équipes cynophiles.

Intervention sur les accidents routiers

 
Les accidents de la circulation sont le plus souvent pris en charge par les Sapeurs-Pompiers car ils ont une rapidité d'intervention qui leur permet d'être sur les lieux d'un accident très rapidement et ils ont aussi les compétences nécessaires pour porter un secours médicalisé ou transporter les victimes tant sur les axes routiers, ferroviaires que sur les accidents de navigation ou les catastrophes aériennes.
 

Intervention sur les lieux d'incendies

 
Si leurs interventions sur les incendies ne concernent que 6 % de leurs occupations, les pompiers sont les seuls à pouvoir combattre les flammes grâce à leur formation spécifique. Ils interviennent non seulement dans les habitations, mais aussi sur les feux de véhicule ou de végétation.
 
Lorsque des feux de grandes envergures doivent être éteints, ils utilisent des équipements mis à leur disposition comme les canadairs et peuvent venir en renfort d'autres pays européens lorsque les feux de forêts de grande ampleur qui peuvent survenir en été sont difficiles à circonscrire avec les forces en présence.
 
Régulièrement des patrouilles sont assurées par les pompiers et l'ONF (Organisation Nationale des Forêts) pour prévenir tout départ de feux de forêts sur le territoire. Les Sapeurs-Pompiers ont les compétences leur permettant de détecter rapidement un départ de feu et ils arrivent à les circonscrire rapidement. 98% des départs de feu sont éteints avant de se propager.

sapeurs-pompiers luttant contre le feu

Prévention des risques (industriels et pollution)

 
Des Sapeurs-Pompiers formés et rattachés à la Cellule mobile d'intervention chimique et radiologique (CMIC-CMIR) interviennent dans le cas d'accidents chimiques, radioactifs ou industriels et préviennent autant que possible le risque de pollution. Leurs missions sont essentielles pour préserver la population autant que l'environnement.
 

Actions de protection de la faune

 
Si les pompiers sont souvent sur tous les fronts pour sauver des vies humaines, ils sont aussi mobilisés pour s'occuper du sauvetage des vies animales (cas des oiseaux et autres espèces maritimes en cas de marée noire, sauvetages exceptionnels comme ce fut le cas avec 150 dauphins piégés par la marée à Pleubian et sauvés avec le renfort des pompiers).

Participation aux plans d'urgence

 
En cas de catastrophe naturelle par exemple, le plan ORSEC (Organisation de Réponse de Sécurité Civile) permet de rassembler tous les intervenants nécessaires à la gestion de la crise et de coordonner tous les moyens terrestres, maritimes ou aériens.
 
Les Sapeurs-Pompiers interviennent aussi dans la lutte contre la pollution marine et, dans le cas de catastrophe d'envergure c'est le plan POLMAR (plan de lutte contre la pollution marine) qui est lancé (exemple : en mars 2008, le plan POLMAR est déclenché pour empêcher qu'une marée noire, consécutive à un accident de raffinerie à Donges, ne s'infiltre par l'estuaire de la Loire, près de Nantes).
 
Lors de leur participation aux plans d'urgence les pompiers mettent tout en œuvre pour l'organisation des secours : logistique, acheminement du matériel, le cas échéant, encadrement des bénévoles…

Métiers de la profession

 
Le métier de pompier regroupe tout un ensemble de missions mais aussi plusieurs formes d'intégrations à la profession. Exercer le métier peut se faire à tout âge ou presque et sous différents statuts professionnels, ce qui rend l'accès au métier assez facile.
 

Le Sapeur-Pompier Professionnel (SPP)

 
Contrairement à une idée reçue, les SPP ne sont pas majoritaires dans la profession. Leur nombre équivalait en 2017 à environ 15 % de l'effectif global. Pour devenir SPP, il faut se présenter au concours externe de Caporal SPPNO (Sapeur-Pompier Professionnel Non Officier) ou au concours externe de Caporal SPPO (Sapeur-Pompier Professionnel Officier) en fonction de votre niveau d'études. La réussite à l'un de ces concours permet d'intégrer les rangs des pompiers après avoir suivi une formation interne et d'avoir le statut de fonctionnaire des collectivités territoriales. Le SPP travaille dans une caserne où il est également logé et est rattaché à l'un des SDIS (Service Départementaux d'Incendie et de Secours).

Le Sapeur-Pompier Volontaire (SPV)

 
Il s'agit d'un homme ou d'une femme qui exerce déjà une profession salariée – ou bien qui est en recherche d'emploi ou étudiant – et souhaite consacrer une partie de son temps dans le volontariat. Contrairement au SPP, les volontaires ne sont pas payés sur un système de rémunération mais perçoivent pour leurs interventions des indemnités forfaitaires selon le type de mission. Le Sapeur-Pompier Volontaire dépend du Centre de Secours Communal le plus proche de chez lui. Il bénéficie bien sûr d'une formation initiale avant de pouvoir partir sur le terrain. Les Sapeurs-Pompiers Volontaires, tout comme les SPP suivent une formation continue tout au long de leur carrière pour rester performants sur tous les types d'intervention. Les SPV représentent à eux seuls 80 % des effectifs des pompiers.
 

Le Sapeur-Pompier Militaire (SPM)

 
Le SPM travaille à plein temps, comme le SPP. Cependant, il a le statut militaire et est rattaché à l'Armée de Terre. On les trouve essentiellement à Paris et Marseille où ils sont respectivement affectés à la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris et au Bataillon des Marins-Pompiers de Marseille. Le Sapeur-Pompier Militaire peut également exercer son métier dans une des Unités Militaires de la Sécurité Civile et interviennent sur le devant des grandes catastrophes (technologiques et/ou naturelles). 5 % des pompiers sont des SPM.
 

Le Jeune Sapeur-Pompier (JSP)

 
Les enfants et adolescents peuvent avoir un intérêt pour le métier de pompier, sans trop savoir concrètement de quoi il s'agit. C'est pourquoi, il leur est possible de « tester » le métier dès le plus jeune âge en entrant chez les Jeunes Sapeurs-Pompiers. Filles et garçons de 11 à 18 ans sont formés par d'autres pompiers et participent à la vie d'une caserne. Ils seront même amenés à partir sur certaines missions avec d'autres pompiers. Très souvent, leur formation et leurs activités, les confortent dans leur intention de devenir Sapeur-Pompier Professionnel.
Pour le Pompier Civil (SPP ou SPV), les 3 grandes hiérarchies sont :
  • Auxiliaires, hommes de rang et caporaux ;
  • Sous-officiers ;
  • Officiers.

Chez les Auxiliaires, hommes de rang et caporaux, on trouve par ordre les grades suivants :
  • Auxiliaires,
  • Sapeur 2ème Classe,
  • Sapeur 1ère Classe,
  • Caporal,
  • Caporal chef.

Chez les Sous-officiers, on trouve, par ordre, les grades suivants :
  • Sergent,
  • Sergent-chef,
  • Adjudant,
  • Adjudant-chef
Chez les Officiers, on trouve, par ordre, les grades suivants :Même les Jeunes Sapeurs-Pompiers peuvent trouver une certaine émulation en montant en grade (JSP1, JSP2, JSP3, JSP4)
 
Les médailles (exemple : médaille d'honneur), fourragères, décorations et insignes que l'on trouve dans la profession de pompier ont été fixés par Arrêté du 8 avril 2015, modifié par celui du 4 avril 2017 qui fait toujours référence.

sapeurs-pompiers de France

Effectifs chez les pompiers

 
Les derniers décomptes totalisent 253 000 Sapeurs-Pompiers (dont 43 891 femmes), tous métiers confondus.
 
Si l'on observe, la répartition, les plus nombreux sont les Sapeurs-Pompiers volontaires (79 %), puis les Sapeurs-Pompiers professionnels (16 %) et enfin les militaires (5 % des effectifs).
 
Les répartitions des effectifs dernièrement relevés font état de :
  • 198 900 SPV ;
  • 41 400 SPP ;
  • 12 800 SPM ;
  • 29 500 JSP
Les PATS (Personnels Administratifs et Techniques) représentent un effectif de 11 500 personnes.

Féminisation de la profession

 
Par décret du 25 octobre 1976, les femmes ont pu accéder à la profession. Si l'on constate que leur nombre augmente sans cesse, il reste encore inférieur à celui de leurs homologues masculins.
 
Pourtant, rien ne s'oppose à ce qu'une femme intègre les rangs des Sapeurs-Pompiers de France. Elle doit avoir les mêmes obligations, la vocation pour le métier, la disponibilité et une excellente forme physique.
 
En 2019, on pouvait constater qu'un pompier sur 6 était une femme, soit 16 % des effectifs de la profession. Cela constitue un quota de 38 800 femmes partout en France. Entre 2016 et 2017, on a pu constater une augmentation des recrutements féminins de l'ordre de 5 %.
 
Elles sont majoritaires dans les PATS (Personnels Administratifs et Techniques Spécialisés) où elles représentent 55 % de l'effectif global et à égalité avec les hommes dans les SSSM (Service de Santé et de Secours Médical).
 
En revanche, les femmes ne représentent que 4 % de l'effectif chez les pompiers militaires.

Les équipements

 
Les pompiers ont à leur disposition des tenues spécifiques selon le type d'intervention à effectuer (secours aux accidentés, intervention lors d'incendies) ainsi que des véhicules terrestres et aériens adaptés à leurs missions.
 

Les tenues

 
Les Sapeurs-Pompiers portent des uniformes, insignes et attributs fixés par l'Arrêté du 8 avril 2015 et abrogé par l'Arrêté du 6 mai 2000 et ce, qu'ils soient professionnels, auxiliaire ou bien pompiers volontaires. Mais cet arrêté ne s'applique pas aux pompiers militaires, ou encore aux marins-pompiers et sapeurs-sauveteurs.
 
La tenue des pompiers permet, d'une part de bien les identifier sur la voie publique, et d'autre part, de les protéger lors des interventions (combinaisons spécifiques pour lutter contre les incendies).
 
Chaque SDIS peut définir selon son budget et l'analyse de risque, sur des catalogues les vêtements et équipements de protection pour les Sapeurs-Pompiers (VEPSP).

camion de pompier

Les véhicules et équipements

 
Plusieurs véhicules sont utilisés en fonction de la nature des missions :
  • Le Véhicule de Secours Routier (VSR) ;
  • Le Véhicule de Secours et d'Assistance aux Victimes (VSAV) ;
  • Le Fourgon Pompe-Tonne (FPT) ;
  • Le Camion-Citerne Feux de forêts (CCF)
A cela s'ajoute les équipements utiles à leurs interventions, notamment l'échelle pivotante automatique (EPA), la fameuse grande échelle déployée lorsqu'il faut s'introduire par les fenêtres d'une maison ou d'un immeuble.
 
A ces principaux véhicules pourront s'ajouter, selon les nécessités des missions :
  • Le Véhicule de Soutien Sanitaire (VSS) qui dispose de tout l'équipement médicalisé y compris ce qui est nécessaire à la nutrition et la réhydratation des personnes qui ont eu par exemple, un malaise ;
  • Le Véhicule Poste de Commandement (VPC) qui permet de communiquer et diffuser l'information et qui est utiliser pour des manifestations (rassemblements sportifs) ou des sinistres de grande envergure.
  • Les véhicules navigants : bateau léger de sauvetage (BLS), bateau de reconnaissance et de sauvetage (BRS),
  • La motopompe remorquable (MPR) ;
  • La remorque moto ventilateur grand débit (RMVGD).
  • Les véhicules aériens : hélicoptères « Dragon », avions bombardiers d'eau (type Canadairs de la Sécurité Civile, mais aussi les Tracker, les Beechcraft et les Dash), tous principalement utilisés pour les incendies de grandes envergures difficiles à maîtriser par voies terrestres (feux de forêts).
Avec ces différents véhicules, notons que les équipements technologiques permettent de faciliter les opérations d'analyse, d'organisation, de secours d'urgence, de localisation, etc. Ce sont bien sûr les moyens informatiques, la géolocalisation, les radars et caméras près de certains lieux sensibles, etc. Et bien sûr, les drones offrent des informations dans la recherche d'une victime en péril ou pour localiser une reprise de feu de forêt.

Qualités humaines et compétences requises pour exercer le métier de pompier

 
Le métier de pompier est avant tout un métier de passion et de vocation. Il faut aimer aider les autres et vouloir en faire son métier si l'on cherche à devenir Sapeur-Pompier professionnel (SPP). D'autres qualités personnelles sont bien sûr attendues chez le futur pompier et il aura acquis toutes les compétences techniques, avant d'aller sur le terrain. Les pompiers suivent une formation continue tout au long de leur carrière.
 

Qualités personnelles requises

  • Être prêt à s'engager pour le métier ;
  • Être disponible et capable de rapidité lors d'interventions qui s'effectuent 24h/24 ;
  • Être très réactif ;
  • Faire preuve de courage (dès l'entrainement le futur candidat sait s'il est capable de poursuivre ou non, car l'épreuve du feu peut parfois démotiver les personnes sensibles) ;
  • Faire preuve de sang-froid : si les personnes sont trop émotives et ne supportent pas la vue du sang, il vaut mieux exercer un autre métier. Rappelons que les pompiers sont sur les lieux des accidents de la route et que l'aide aux victimes peut être particulièrement éprouvante ;
  • Avoir un bon esprit de camaraderie. Les pompiers professionnels sont souvent logés dans une caserne avec leur famille et leurs collègues de travail ;
  • Avoir l'esprit d'équipe. Lors des interventions sensibles, les pompiers font corps, chacun venant en aide à la population lors des évacuations, tout en prêtant attention à ses collègues pour éviter les accidents ;
  • Savoir anticiper et jauger les risques sur les lieux d'un incendie et avoir suffisamment d'esprit d'analyse pour ne pas faire prendre des risques à toute une équipe ;
  • Faire preuve de prudence ;
  • Avoir une très bonne santé (physique et mentale) ;
  • Être sportif : certains exercices et entrainements fréquents permettent d'être opérationnel sur le terrain. Les pompiers s'exercent quotidiennement pour améliorer leurs performances sur le terrain. Les personnes qui se destinent au métier ne doivent donc pas être rebutées par la pratique sportive.
  • Être capable de respecter une hiérarchie ;
  • Être capable de gérer son stress en toutes circonstances.

Qualités techniques requises

 
Rapidité, efficacité, grande maîtrise des gestes professionnels sont des impératifs du quotidien du pompier.
 
Grâce à sa formation à l'entrée du métier, puis avec le système de formation continue, le pompier maîtrise la technicité des interventions : manipulation des équipements (exemple : déploiement des lances à incendie, des échelles d'intervention…), conduite des engins, port des combinaisons, casques et masques adaptés pour se protéger des dégagements nocifs sur le terrain d'un incendie…
 
Le pompier sait comment réagir avec efficacité et sans prendre ou faire prendre des risques à l'équipe sur les lieux d'un sinistre ou d'un accident routier. Il connait les gestes de secours d'urgence, sait mettre une personne blessée ou en état de choc dans une position de sécurité.
 
Les pompiers travaillant aux abords côtiers doivent avoir un très bon niveau en natation. Quant à ceux qui opèrent dans les zones montagneuses, ils pourront avoir des exercices d'entrainement plus spécifiques pour exercer dans ces milieux et porter secours aux populations locales.

echelle de pompier

Comment intégrer la profession et devenir pompier ?

 

Comment devenir pompier ?

 
Les modalités sont différentes selon le métier visé : Sapeur-Pompier Professionnel avec préparation d'un concours, Sapeur-Pompier Volontaire, Sapeur-Pompier Militaire ou Jeune Sapeur-Pompier. Chacun de ces métiers répond à des critères bien précis.
Devenir Sapeur-Pompier Professionnel
 
Conditions
  • Avoir 18 ans minimum lors de l'inscription à l'un des concours ;
  • Être de nationalité française ou ressortissant d'un pays de l'Union européenne ;
  • Avoir un diplôme de niveau V (type Brevet des Collèges) ;
  • Jouir de ses droits civiques
  • Se préparer aux épreuves du concours externe (3 épreuves).
Plusieurs concours (externe et interne) permettent de devenir pompier professionnel.
 
Les deux principaux concours externes sont :
 
  • Le concours SPPNO ou Sapeur-Pompier professionnel non-officier : il donne accès au grade de Caporal Sapeur-Pompier.
  • Le concours SPPO ou Sapeur-Pompier professionnel Officier : il donne accès au grade de Lieutenant 1ère Classe, mais aussi au grade de Capitaine en fonction du niveau d'étude du postulant au moment de l'inscription au concours.
Chacun de ces concours comporte des épreuves différentes auxquelles les candidats pourront se préparer auparavant, soit en intégrant une école en présentiel, type Prépa, soit en se formant à l'aide de l'enseignement à distance via une école comme EFM Fonction Publique par exemple.
 
En réussissant le concours, vous serez recruté dès qu'une vacance de poste a lieu et, en attendant, vous êtes inscrit sur une liste d'aptitude. L'intégration se fait ensuite après une formation initiale rigoureuse.
 
A savoir : les personnes qui ont déjà un niveau de diplôme de type bac + 3, peuvent directement se présenter à un concours permettant d'accéder au grade de Lieutenant (ou Capitaine pour ceux qui ont un diplôme de niveau Bac + 5).
Devenir Sapeur-Pompier Volontaire
 
Conditions
  • Être âgé de 16 ans minimum (21 ans minimum pour le grade d'officier) ;
  • Jouir de ses droits civique ;
  • Être libéré de ses obligations militaires ;
  • Résider légalement en France ;
  • Être de bonne moralité.
Pour postuler au SDIS (Service Départemental d'Incendie et de Secours) de votre département de résidence, il faut constituer un dossier de candidature. Il n'y a donc pas de concours à passer comme pour les SPP mais la suite se passe de la même façon, à savoir, une formation initiale suivie d'une formation continue pour tous les pompiers volontaires.
 
Il est possible pour les SPV qui veulent en faire un métier à plein temps et devenir SPP de se présenter au concours interne à partir du moment où ils ont une expérience minimum de 3 ans comme pompiers volontaires.
Devenir Sapeur-Pompier Militaire
 
Conditions
  • Avoir entre 18 et 25 ans (jusqu'à 26 ans pour les UIISC) ;
  • Avoir la nationalité française,
  • Ne pas avoir de casier judiciaire ;
  • Autres conditions : se reporter aux demandes des brigades concernées.
  • Être titulaire soit d'un brevet, d'un BEP ou d'un CAP selon le lieu d'intégration.
Chaque brigade a ses spécificités. Le principe de la formation initiale suivie d'une formation continue est également applicable pour les Sapeurs-Pompiers Militaires.
Devenir Jeune Sapeur-Pompier (JSP)
 
Conditions
  • L'intégration peut se faire dès l'âge de 11 ans et généralement jusqu'à 18 ans (à vérifier selon les SDIS) ;
  • Être de nationalité française ou étrangère ;
  • Produire une autorisation parentale ou du représentant légal ;
  • Fournir deux types de certificats médicaux (le premier atteste de l'aptitude physique du candidat, le deuxième est un certificat attestant que la vaccination antitétanique est à jour) ;
  • Le candidat devra s'inscrire à la date de rentrée scolaire, l'année où il présente sa candidature.
Le Jeune Sapeur-Pompier commence par suivre une formation qui se fonde sur un ensemble de 4 cycles. Il n'ira sur le terrain que lorsqu'il sera suffisamment formé pour partir en mission. Il peut aussi participer à des conférences et ateliers de sensibilisation auprès des établissements scolaires avec des pompiers professionnels.